Carine Keffa, présidente CRDH-GBÊKÊ
À Bouaké, la CRDH-Gbêkê a profité du « Brunch des Queens » pour sensibiliser les participantes à leurs droits et réaffirmer son engagement en faveur de l’égalité, de la dignité et de l’autonomisation féminine dans la région.
BOUAKÉ, 22 août 2026 (crocinfos.net) – La Commission régionale des droits de l’Homme de Gbêkê (CRDH-Gbêkê) a réaffirmé son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes, à l’occasion du « Brunch des Queens », organisé à Bouaké par l’ONG Femmes de Conviction.
Placée sous le signe du partage, de l’inspiration et de l’engagement, cette rencontre a réuni des actrices de la société civile, des porteuses de projets et plusieurs femmes désireuses de mieux connaître les mécanismes de défense de leurs droits.
Invitée à intervenir, la présidente de la CRDH-Gbêkê, Carine Keffa, a présenté l’organisation et les missions du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Elle a notamment expliqué le rôle des commissions régionales dans la promotion des droits humains, la prévention des violations et l’accompagnement des populations au niveau local.
« Le CNDH est l’outil institutionnel qui permet de traduire les principes universels en actions concrètes au profit des populations », a-t-elle déclaré.
Abordant spécifiquement les droits des femmes, Carine Keffa a insisté sur les principes d’égalité, de dignité et de non-discrimination. Selon elle, ces principes constituent à la fois des exigences juridiques et des fondements essentiels de l’autonomisation féminine.
« Connaître ses droits, c’est déjà se donner les moyens de se défendre », a-t-elle souligné, invitant les participantes à mieux s’informer, à signaler les atteintes subies et à s’organiser pour faire respecter leurs droits.
Les échanges ont permis d’évoquer plusieurs difficultés auxquelles les femmes restent confrontées, notamment l’accès au foncier, à l’éducation et aux services de santé. Les témoignages recueillis ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation et les actions de proximité.
La CRDH-Gbêkê s’est dite disponible pour accompagner les initiatives consacrées à la formation juridique, à l’information citoyenne et à la prévention des discriminations.
Saluant l’action de l’ONG Femmes de Conviction, Carine Keffa a appelé à transformer la prise de conscience en engagement concret. Pour la CRDH-Gbêkê, l’information, l’organisation collective et la mobilisation locale demeurent des leviers indispensables pour rendre effectifs les droits des femmes.
François M’BRA II, Correspondant régional