favicon
C R O C I N F O S

[Koumassi-Campement/Affaire Alloui Brou Jacques] Les précisions du Procureur de la République donnent froid dans le dos

[Koumassi-Campement/Affaire Alloui Brou Jacques] Les précisions du Procureur de la République donnent froid dans le dos

Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan

Le parquet d’Abidjan apporte des précisions lourdes sur les démolitions de Koumassi-Campement, affirmant que la décision brandie par Alloui Brou Jacques n’autorisait aucune destruction et annonçant une enquête judiciaire pour établir les responsabilités éventuelles pénales.

ABIDJAN, 10 juin 2026 (crocinfos)— Le parquet d’Abidjan a apporté, mercredi, des précisions particulièrement lourdes qui donnent froid dans le dos dans l’affaire des démolitions survenues le 3 juin au quartier Campement, à Koumassi, et attribuées à Alloui Brou Jacques, présenté comme revendiquant 34 hectares dans cette zone.

Dans un communiqué, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan indique que l’intéressé aurait tenté de justifier ces opérations en brandissant une décision de justice, largement commentée sur les réseaux sociaux. Or, selon les vérifications du ministère public, cette décision « n’autorise aucune démolition de constructions ».

Elle ne visait, au surplus, que cinq habitations, et non l’ensemble des constructions touchées par les destructions du 3 juin. Cette distinction, centrale sur le plan juridique, fragilise la justification publiquement avancée.

Le parquet ajoute que la demande de démolition introduite par Alloui Brou Jacques avait été rejetée par le tribunal. Elle ne visait, au surplus, que cinq habitations, et non l’ensemble des constructions touchées par les destructions du 3 juin. Cette distinction, centrale sur le plan juridique, fragilise la justification publiquement avancée.

Le Procureur assure que toute la lumière sera faite sur ces actes et qu’ils « ne resteront pas impunis », dans un dossier désormais suivi de près par l’opinion publique nationale.

Ces précisions donnent à l’affaire une tournure pénale sensible. Pour le Procureur, les faits sont susceptibles de constituer des troubles à l’ordre public, des voies de fait et des destructions volontaires de biens d’autrui, infractions prévues et réprimées notamment par les articles 179, 190, 382, 485 et 486 du Code pénal ivoirien.

Le ministère public affirme avoir instruit ses services afin de diligenter une enquête, de rechercher activement et d’interpeller Alloui Brou Jacques, déclaré introuvable à ce jour. Le Procureur assure que toute la lumière sera faite sur ces actes et qu’ils « ne resteront pas impunis », dans un dossier désormais suivi de près par l’opinion publique nationale.


Charles Kpan