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C R O C I N F O S

[Agboville] L’association Bokamé célèbre le brassage culturel et la cohésion sociale à Grand-Yapo

[Agboville] L’association Bokamé célèbre le brassage culturel et la cohésion sociale à Grand-Yapo

Dr Moussoh Ambroise, en chemise bleu clair, parrain des festivités, accueilli chaleureusement par ses filleuls

À Grand-Yapo, près d’Agboville, l’association Bokamé a célébré sa sortie officielle en mettant en avant le brassage culturel par le mariage comme levier de cohésion sociale, de solidarité et de paix durable.

Agboville, le 17 janvier 2026 (crocinfos.net) – À Agboville, l’association Bokamé promeut la cohésion sociale et le brassage culturel à travers le mariage. Lors de sa sortie officielle à Grand-Yapo, son parrain, Dr Moussoh Ambroise, a salué une initiative porteuse de paix.

L’association Bokamé de Grand-Yapo, village situé à une dizaine de kilomètres d’Agboville, chef-lieu de département au nord d’Abidjan, a officiellement fait sa sortie le samedi 10 janvier à l’espace Le Cénacle. Une cérémonie placée sous le signe de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et du brassage culturel.

Parrain de l’événement, Dr Moussoh Ambroise, lauréat du Prix national du Meilleur Artisan de la Cohésion sociale et de la Paix 2024, a encouragé les membres de l’association à demeurer des acteurs de paix au sein de leurs communautés respectives. Fils de Grand-Yapo, il a, d’emblée, adressé ses vœux de nouvel an à ses filleuls, saluant une initiative qu’il qualifie de « traduction concrète des valeurs de solidarité, d’amour et de paix ».

« Votre association est sur la bonne voie. Vivre en couple avec des personnes d’origines et de cultures différentes est une expérience interculturelle enrichissante. Loin de nous opposer, elle nous rapproche des autres peuples », a-t-il souligné. Pour le vice-président de la Mutuelle de développement de Grand-Yapo (MUDEGY), la cohésion sociale demeure le socle de toute action de développement durable. « Sans la paix, qui est le ciment de tout développement, rien ne peut se faire », a-t-il insisté, avant de souhaiter que Bokamé serve de modèle à d’autres initiatives similaires.

Composée essentiellement de membres mariés à des personnes issues d’autres villages, ethnies ou cultures, l’association Bokamé — qui signifie en français « solidarité mutuelle et vraie » — se veut un cadre d’entraide et de soutien. Son trésorier et porte-parole, Moussoh Édi Honoré, a expliqué les motivations ayant conduit à sa création en 2018.

« Mariés à des personnes d’origines et de cultures différentes, nous nous retrouvons parfois seuls face aux difficultés de la vie. L’assistance n’est pas toujours immédiate. Nous avons donc décidé de nous unir pour venir en aide à ceux qui sont en détresse », a-t-il confié. Une expérience qu’il qualifie d’enrichissante, tant sur le plan humain que psychologique, car elle permet de mieux gérer le stress et les épreuves du quotidien.

Forte aujourd’hui de plus de 100 membres, l’association Bokamé revendique des liens de plus en plus solides entre ses adhérents. « Depuis la création de Bokamé, nos relations se sont renforcées et raffermies », a ajouté le porte-parole, convaincu que la solidarité demeure un puissant levier de paix sociale.

À travers cette sortie officielle, Bokamé s’affirme comme un espace de dialogue interculturel et un acteur local engagé pour la promotion du vivre-ensemble dans le département d’Agboville.

Magloire Kassi Wa, Correspondant à Agboville