À titre d'illustration. Image génée par IA
Une chronique satirique de Pascal Kouassi interroge l’escalade d’un conflit nourri par la vengeance, les menaces et l’appel à la force, tout en dénonçant l’incohérence de ceux qui refusent d’assumer les conséquences de leurs propres actes publics passés.
Par Pascal Kouassi
Guerre-là, si ça ne va pas, laissez ! Enfantillage qui vient l'entourer là... Par exemple, Diable vient de dire que son antagoniste a failli tuer un de ses fils. Tu as invité ton père à tuer leur père. Il l'a fait, vous avez jubilé, dansé. Maintenant, tu viens nous dire que la famille du défunt a failli tuer un de tes enfants, et tu en es offusqué.
Est-ce que quand on fait acrobatie, on regarde derrière ?
Emmanuel Kant, de là où tu es, il faut voir. Tu as recommandé ceci : « Agis selon la maxime qui fait que tu peux en même temps vouloir qu'elle soit une loi universelle. » Voilà quelqu'un qui en fait fi.
Son père gendarme à la gâchette facile aussi dit que celui qui n'est pas avec lui, que tous ceux qui ne l'aident pas à étouffer son ennemi mécréant sont aussi des mécréants et seront traités comme tels : ils auront le même tarif. Jean de La Fontaine, ce n'est pas l'histoire du loup et de l'agneau qui est là là, « la raison du plus fort étant toujours la meilleure » ?
Tu n'informes personne, tu vas déclarer ta palabre sur dénonciation de ton cher filleul, ça chauffe sur toi et tu obliges les gens à être tes adjuvants. Même si je n'ai pas prévu de palabre, je dois aller me battre. Le gendarme qui a annoncé au monde entier qu'il a décimé le chef et ses notables et tous leurs mousquets appelle au secours ! Qu'est-ce qui n'a pas marché pour qu'il passe ici pour crier et passer là-bas pour répondre ? Désormais, il doit comprendre que « tôle, c'est pas tôle ».