favicon
C R O C I N F O S

[France : Promotion de la civilisation Wê] Boya Pâh, une plateforme incontournable

[France : Promotion de la civilisation Wê] Boya Pâh, une plateforme incontournable

légende

Le comité d’organisation de Boya Pâh 2026 a réussi un véritable pari : réunir à Paris des membres de la diaspora Wê dans toute leur diversité, afin de promouvoir la civilisation de leurs ancêtres et de réfléchir aux principaux axes de développement de leur Wêland natal.

Abidjan, le 1er juin 2026 (crocinfos.net) – Le samedi 23 mai 2026 à Paris, la plateforme apolitique dénommée Boya Pâh a servi de cadre aux filles et fils Wê de la diaspora pour lancer divers appels en faveur du développement des régions du Guémon et du Cavally, dans la symbiose.

Pour y parvenir, le Dr Mathias Néhan, initiateur de ladite plateforme, a mis en lumière trois grands défis à relever :

  1. Créer des liens d’unité, de fraternité et de solidarité entre les Wê ;
  2. Bâtir des ponts avec les grandes économies industrielles et nouer des alliances économiques ;
  3. Mobiliser des ressources au service du développement social, économique et culturel du Guémon et du Cavally.

Boya Pâh, une boussole du peuple Wê

« Nous lançons les fondations d’un événement majeur de la communauté Wê de la diaspora, un rendez-vous appelé à compter dans nos vies, dans l’histoire de notre peuple et dans l’avenir de nos deux régions, le Guémon et le Cavally…

Ce que nous inaugurons ici n’est pas seulement une cérémonie. C’est une direction. C’est une boussole. C’est un contrat moral entre nous. Boya Pâh n’est pas un slogan, c’est un dessein : devenir la rencontre annuelle majeure des filles et fils Wê, avec une mission claire et exigeante. »

Les objectifs de Boya Pâh

Boya Pâh, une plateforme apolitique pour promouvoir la solidarité et le développement du terroir Wê dans sa diversité

D’abord, il vise à créer des liens d’unité, de fraternité et de solidarité entre celles et ceux qui vivent à l’étranger et celles et ceux qui sont restés au pays.

Ensuite, il ambitionne de bâtir des ponts avec les grandes économies industrielles, de nouer des alliances économiques et d’identifier des investisseurs stratégiques ainsi que des partenaires financiers.

Enfin, il entend mobiliser des ressources et des initiatives au service du développement social, économique et culturel du Guémon et du Cavally.

Boya Pâh, une plateforme de cohésion et d’unité des Wê

Boya Pâh 2026, une plateforme apolitique de réjouissance populaire des Wê de la diaspora

Selon le Dr Mathias Néhan, « le développement de nos communautés ne se fera pas dans l’isolement : il se construira dans la connexion avec le reste des communautés et du monde. Unis, nous sommes une puissance. Divisés, nous sommes vulnérables. Voilà notre vérité. Notre unité n’efface pas nos différences ; elle les orchestre. Il nous faut prôner l’unité dans la diversité – politique, sociale, économique, stratégique. L’unité n’est pas l’uniformité : c’est la capacité de marcher ensemble, d’avancer au même rythme malgré nos pas différents, d’accorder nos voix, malgré nos tonalités différentes, pour former un chœur et non une cacophonie ».

Des stratégies pour unir davantage le peuple Wê

« Nous devons :

  1. structurer notre action et cesser d’éparpiller nos forces ;
  2. créer des pôles par domaine et travailler en synergie ;
  3. partager l’information ;
  4. cofinancer les projets ;
  5. évaluer les résultats ;
  6. devenir une force économique, culturelle et sociale — non pas contre qui que ce soit, mais pour quelque chose de plus grand que nous : la dignité de notre peuple, l’essor de nos territoires et l’avenir de nos enfants.

Car le combat pour le développement ne se gagne pas aux seules tribunes. Il exige des moyens. Il appelle des sacrifices. Il réclame de la méthode. Nous devons être les premiers contributeurs, les premiers soutiens et les premiers investisseurs dans notre ambition communautaire. »

Un appel pressant à la solidarité entre filles et fils Wê

La solidarité ne se décrète pas, elle se prouve. Regardons nos atouts.

  1. Mobilisons en réseau nos expertes et experts en économie, en finance, en industrie, en technologie et en intelligence artificielle, partout dans le monde ;
  2. Mettons en place un corps de mentors Wê au service de nos jeunes et de nos entrepreneurs ;
  3. Organisons cette solidarité à travers des mécanismes transparents — fonds solidaires, coopératives d’investissement, tontines professionnelles — au service de projets à impact dans le Guémon et le Cavally ;
  4. Offrons à une jeunesse brillante, formée, inventive et déterminée des passerelles : bourses, stages, incubateurs, programmes de retour sécurisé et utile. Que chaque jeune Wê, où qu’il vive, sente que sa communauté croit en lui ;
  5. Investissons dans le développement, car il faut accompagner durablement les dynamiques de croissance ;
  6. Transformons patiemment les idées en chantiers, les chantiers en réalisations, et les réalisations en habitudes collectives. Voilà le cycle vertueux que nous devons enclencher.

Appel à une synergie d’actions individuelles, collectives et inclusives

Boya Pâh, plateforme apolitique de rencontres et de partage d’expériences

Chacune et chacun d’entre nous, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, a un rôle à jouer. Chacune et chacun doit devenir un ambassadeur de la vision Wê, un catalyseur du changement et un relais de confiance. Le leadership ne se résume pas aux titres ; il se reconnaît aux services rendus, à la constance et à la loyauté envers le bien commun.

Un appel à la fraternité entre cadres politiques issus du terroir Wê

Permettez-moi, à présent, d’ouvrir une fenêtre sur notre espérance. En paraphrasant le révérend pasteur Martin Luther King, je veux rêver — non pas pour fuir la réalité, mais pour mieux l’orienter. Je veux rêver d’une communauté Wê où nos différents leaders politiques, dont :

  1. Angèle Gnonsoa,
  2. Émile Constant Bombet,
  3. Hubert Oulai,
  4. Anne-Désirée Oulotto,
  5. Simon Doh,
  6. Émile Guiriehoulou,
  7. Denis Kah Zion,
  8. Gervais Jean Tiedé,
  9. Célestin Serey Doh,
  10. Privat Oula,
  11. Yémonli Arsène Gah,
  12. Ange Gnonka, etc.,

marchent main dans la main, unis dans leurs différences, acceptant la pluralité comme une richesse et faisant de leurs divergences politiques une énergie canalisée vers l’intérêt supérieur de notre peuple.

Un appel pressant à la fraternité entre allogènes, allochtones et autochtones dans le Wêland

Je veux rêver d’un pays Wê où les communautés allochtones et allogènes cohabitent avec les autochtones Wê dans la paix, dans la joie, et surtout dans le respect de nos coutumes, de nos traditions et de nos valeurs. Un pays où l’hospitalité n’est pas une faiblesse, où la justice n’est pas vengeance, où la fraternité n’est pas un mot, mais un mode de vie.

Un appel pressant pour la promotion de la culture Wê au plan national

Je veux rêver, enfin, d’un peuple Wê, creuset de grandes contributions nationales, présent aux grands rendez-vous des décisions économiques, culturelles et sociales qui façonnent la Côte d’Ivoire. Un peuple dont la voix compte parce que ses actes parlent, dont les territoires rayonnent parce que ses enfants coopèrent, dont la mémoire inspire parce que son avenir se construit.

Un appel pressant à la planification et à la matérialisation de tous les projets de développement

Pour ce faire, les uns et les autres sont priés de prendre attache avec le Comité d’Organisation Boya Pâh.

Ainsi, pour plus d’efficacité, quatre pôles de réflexion et d’action ont été mis en place :

• Le pôle Culture et Transmission : cartographier nos patrimoines, créer des réseaux d’artistes Wê, lancer des classes de langue et de traditions pour nos enfants de la diaspora ;

• Le pôle Social et Éducation : programme « Parrainage-Coaching » pour élèves, étudiants et primo-arrivants ; jumelages d’écoles entre la diaspora et le pays ;

• Le pôle Économie et Investissement : fonds rotatif diaspora pour micro-projets agricoles et artisanaux ; réseau Wê-Entreprendre ; partenariats avec des industriels et des clusters internationaux pour le transfert de compétences et de marchés ;

• Le pôle Territoires Guémon-Cavally : portefeuille de projets prioritaires, gouvernance partagée diaspora-local.

Le respect de la parole donnée, gage de succès remarquable de Boya Pâh

Chacun de ces pôles devra livrer, d’ici douze mois, trois résultats mesurables et non des promesses :

  1. organiser,
  2. documenter,
  3. évaluer et ajuster les données pour être plus crédibles, ensemble.

Enfin, un appel simple et exigeant a été lancé par le Dr Mathias Néhan pour vivifier Boya Pâh :

  1. Tenons la parole donnée à Boya Pâh ;
  2. Refusons les invectives, les procès d’intention et les propagandes qui nous divisent ;
  3. Cultivons la hauteur et l’utilité ;
  4. Parlons moins de nous-mêmes, parlons plus de ce que nous pouvons faire, maintenant, pour notre communauté ;
  5. Faisons de notre unité une pratique, pas une affiche ;
  6. Faisons de notre diaspora un levier, pas un alibi ;
  7. Faisons de Boya Pâh non pas un événement de plus, mais l’atelier permanent de notre renaissance ;
  8. Avançons ensemble, avec méthode et avec cœur.

Pour le Guémon,

Pour le Cavally,

Pour la communauté Wê,

Pour la Côte d’Ivoire,

Vive Boya Pâh,

Vive la communauté Wê, partout dans le monde,

Et que vive la Côte d’Ivoire !

Lainé Gonkanou, correspondant régional, avec le sercom Boya Pâh